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MiroShark vs MiroFish : test en direct de simulation swarm agents

120 erreurs en une heure, des rounds qui sautent sans prévenir, et 2h40 de tournage jeté à la poubelle : voilà ce que MiroFish m'a infligé.

Le problème avec MiroFish, ce n'est pas le concept. Le concept est brillant : lancer des dizaines d'agents IA en simulation pour prédire des réactions humaines. Le problème, c'est ZepCloud qui sature, les erreurs 500 en rafale, et un code en chinois qui pollue les résultats. Après avoir perdu une matinée entière, j'ai creusé pour trouver une alternative. Et je suis tombé sur MiroShark : un fork avec seulement 838 stars sur GitHub, mais qui promet Neo4j en local, Open Router natif et zéro dépendance externe.

Dans cet article, tu vas découvrir :

Ce n'est pas magique. Il y a eu des bugs aussi. Mais la différence de stabilité est tellement nette que MiroFish passe à la poubelle.

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Pourquoi MiroFish m'a fait perdre une matinée entière ?

Contexte rapide : je préparais une vidéo spéciale CEO sur la simulation multi-agents. 2h41 de tournage. Et MiroFish a décidé de tout saboter.

Voici ce qui s'est passé concrètement :

Et le pire : si tu ne vérifies pas manuellement chaque round, tu te retrouves avec un rapport final biaisé. Des données corrompues que tu prends pour argent comptant. Un CEO qui lance ça, part en réunion et revient deux heures plus tard ne verra jamais qu'il manque 8 rounds de données.

Le coupable : ZepCloud

ZepCloud, c'est le service externe que MiroFish utilise pour stocker les graphes mémoriels. Le problème :

En plus de ça, MiroFish est développé en chinois à la base. Résultat : des personas générés en chinois qui polluent la qualité des réponses, et des cassages aléatoires avec certains modèles API. C'est un bordel sans nom.

Qu'est-ce que MiroShark change par rapport à MiroFish ?

MiroShark, c'est un fork créé par Aaron J. Mars. Le principe : prendre le moteur de simulation de MiroFish (qui est excellent sur le papier) et corriger tout ce qui le rend inutilisable en production.

Les différences clés :

Critère MiroFish MiroShark
Mémoire / Graphe ZepCloud (externe) Neo4j en local
LLM Configuration manuelle Open Router natif
Langue Chinois (personas parfois en chinois) Anglais natif
Données Chez ZepCloud 100% local
Starter templates Non Oui (crypto, crise, produit, etc.)
Pause / Resume Non Oui

Concrètement, Neo4j en local signifie : graphes illimités, zéro rate limit, tes données qui ne sortent jamais de ta machine. Pour des simulations avec des informations stratégiques d'entreprise, c'est non-négociable.

Comment fonctionne une simulation MiroShark en pratique ?

Pour ce test, j'ai créé un scénario concret : un CEO d'une boîte de 100 personnes qui veut casser ses départements classiques (marketing, sales, produit, dev) pour créer 8 squads cross-fonctionnels par segment client. Il veut savoir ce qui va se passer sur 90 jours.

Étape 1 : préparation du contexte

J'ai demandé à Claude Code de préparer un document Markdown avec :

Le livrable demandé : un rapport de prédiction avec verdict de viabilité, score de confiance, top 5 des dynamiques émergentes, liste des départs potentiels, et trois scénarios (probable, optimiste, pessimiste).

Étape 2 : upload et configuration

L'interface de MiroShark permet d'uploader des fichiers PDF, Markdown ou TXT. Une fois le document chargé, l'outil propose un "Smart Setup" : il analyse ton contexte et génère automatiquement des scénarios bear, bull et neutral. Ce n'est pas présent dans MiroFish. Ça change l'expérience.

Étape 3 : génération ontologique et profils

La simulation démarre par la création de la structure de données :

Ensuite, chaque agent reçoit un profil unique : MBTI, âge, genre, background détaillé, niveau de scepticisme, centres d'intérêt. L'objectif : avoir des personas aux antipodes pour que la simulation ne soit pas un echo chamber biaisé.

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Quels résultats concrets avec le benchmark DeepSeek V4 vs Qwen 3 ?

J'ai testé deux modèles. Et la différence est brutale.

DeepSeek V4 Pro : qualité maximale, temps irréaliste

Premier lancement avec DeepSeek V4 Pro. Le modèle raisonne trop fort pour chaque micro-tâche. Résultat :

Pour une vidéo, c'est inutilisable. Pour un run overnight en production, ça peut avoir du sens si tu veux la qualité maximale. Mais pour itérer rapidement, il faut autre chose.

Qwen 3-235B : le sweet spot

Changement de modèle via Claude Code. Relance de Flask. Et là :

Zéro erreur. Contre 120 erreurs en une heure sur MiroFish. Le mécanisme de retry intégré à MiroShark fait son travail parfaitement. Pas un seul échec de requête dans la colonne "succès" du CSV exporté.

Quelles fonctionnalités MiroShark ajoute par rapport à MiroFish ?

Au-delà de la stabilité, MiroShark embarque des fonctionnalités que MiroFish n'a tout simplement pas.

Pause et Resume en temps réel

Tu peux stopper la simulation, aller faire autre chose, et la reprendre exactement où tu l'avais laissée. Sur MiroFish, si tu stoppes, tu recommences de zéro. Ça change tout quand tu lances des simulations longues.

Injection d'événements en cours de simulation

Le mode "Directeur" permet d'injecter un breaking event en pleine simulation. Exemple : "Le CTO a démissionné." L'événement crée du chaos dans le graphe et modifie complètement la trajectoire du résultat final. C'est terrifiant de puissance pour tester des scénarios de crise.

Intégration Polymarket native

Les agents peuvent passer des ordres d'achat et de vente sur un marché prédictif simulé. Les entités (personnes et sociétés) prennent des positions. Pour le trading et la crypto, c'est un outil de projection sérieux. Pour un cas business classique, l'intérêt reste à creuser.

What-If et branches contrefactuelles

Tu peux forker la simulation à n'importe quel round pour tester une narrative alternative. Et le système de "What If" permet de recomputer en cochant ou décochant certains agents. En gros : tu explores des réalités parallèles de ta décision stratégique.

Dashboard démographique et influence

En temps réel, tu vois :

Comment le rapport final se structure pour un CEO ?

Une fois les 40 rounds terminés, un clic sur "Rapport" et l'agent commence à retriever 81 noeuds et 510 connexions pour construire son analyse.

Structure du rapport

Le rapport généré couvre :

  1. Résistance silencieuse des chapter leads : qui résiste et comment
  2. Récréation informelle des silos : les canaux Slack parallèles qui se créent
  3. Conflit opérationnel et départs clés : la cascade des démissions non annoncées
  4. Synthèse et implications
  5. Viabilité des scénarios (probable, optimiste, pessimiste)
  6. Recommandations actionnables

Le verdict de cette simulation : échec de la restructuration, score de confiance 87%. L'outil identifie que l'échec n'est pas dû à la résistance humaine, mais aux choix de conception organisationnelle "brutaux et aveugles au pouvoir réel".

Deep Interaction post-rapport

Le plus intéressant : après le rapport, tu peux chatter avec les agents individuellement ou en groupe. Tu sélectionnes Antoine, Catherine et Inès, tu leur poses une question directe, et chacun répond avec sa personnalité et son historique de simulation.

C'est comme interviewer tes employés fictifs après la crise. Sauf que tu as un dataset de 678 événements derrière chaque réponse.

Export des données

L'export se fait en JSON et CSV. Le CSV donne 679 lignes structurées par plateforme, timestamp, nom d'agent, type d'action, arguments et résultat. De quoi alimenter un Google Sheets, un dashboard ou une analyse plus poussée.

Pourquoi la simulation multi-agents va devenir un standard pour les CEO ?

Parler à un seul agent IA, c'est bien. Mais ça reste un seul point de vue, aussi sophistiqué soit-il. Lancer 33 agents avec des profils diversifiés qui interagissent pendant 40 rounds, c'est un dataset de réactions humaines simulées qu'il te faudrait des mois à collecter sur le terrain.

Les cas d'usage concrets

L'avantage concurrentiel

Ton concurrent, il prend les mêmes décisions que toi. Mais il les prend à la main, sans données. Il a les mêmes angles morts depuis des années. Toi, tu crées une base mémorielle de ton entreprise, tu enrichis tes process, et tu lances une simulation avant chaque décision lourde.

Le résultat : tu optimises ta structure, tu fais plus de marge, tu baisses tes prix ou tu montes en gamme. Tes clients viennent chez toi. La norme de mai 2026, ça va être de lancer une simulation par jour.

Ce n'est pas de la hype. C'est du calcul simple : 20 minutes de simulation contre des mois d'apprentissage par essai-erreur.

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Questions fréquentes

Quelle est la différence entre MiroShark et MiroFish ?

MiroShark est un fork de MiroFish qui remplace ZepCloud par Neo4j en local, intègre Open Router nativement et fonctionne entièrement en anglais. Le code est plus propre, l'interface plus fluide, et surtout il élimine les dépendances externes qui causaient des erreurs 500 sur MiroFish.

Faut-il des compétences techniques avancées pour installer MiroShark ?

L'installation nécessite de savoir utiliser Git, Docker et un terminal. Neo4j tourne en local via Docker, et la configuration Open Router se fait avec une clé API. C'est plus simple que MiroFish grâce à l'absence de la couche ZepCloud, mais ce n'est pas un outil no-code non plus.

Combien coûte une simulation avec MiroShark ?

Le coût dépend du modèle LLM utilisé via Open Router. Avec Qwen 3-235B, une simulation de 40 rounds avec 33 agents prend environ 20 minutes et coûte quelques dollars. Avec DeepSeek V4 Pro, c'est plus qualitatif mais beaucoup plus lent et légèrement plus cher. Neo4j en local est gratuit.

Quels cas d'usage concrets pour un CEO ?

Simuler une restructuration d'équipe, tester un nouveau pricing, anticiper la réaction à un pivot stratégique, évaluer un partenariat, ou préparer un recrutement clé. L'outil génère des datasets de réactions diversifiées qui révèlent des angles morts qu'un CEO ne verrait qu'après des mois sur le terrain.

Est-ce que les données de simulation restent privées ?

Oui, c'est l'avantage majeur de MiroShark. Neo4j tourne en local sur ta machine, donc aucune donnée ne transite par un service tiers comme ZepCloud. Seules les requêtes LLM passent par Open Router, mais elles ne contiennent pas la totalité de ton graphe mémoriel.

MiroShark fonctionne-t-il avec n'importe quel modèle LLM ?

Il fonctionne avec tous les modèles disponibles sur Open Router. DeepSeek V4 Pro offre la meilleure qualité de raisonnement mais est lent pour du swarm. Qwen 3-235B est un bon compromis rapidité et qualité. Tu peux changer de modèle entre les simulations, mais pas en cours de route pour l'instant.

Meydeey - Architecte IA
Meydeey, Architecte IA & Automatisation

+110 entrepreneurs formés au Vibe Coding et à l'automatisation IA. Fondateur du Labo IA, +28K abonnés YouTube.